Hier, samedi le 7 juin 2008 au matin, trou d’un coup au nº 15 du Falcon à Hudson, approx 180 yards, fer nº 4, 3 témoins et un maudit bon feeeeeling!
Mes compagnons d’arme et témoins sont Frank, Simon et Paul.
C’est très bon pour tester votre condition cardiaque. Surtout de la façon dont c’est arrivé.
Le trou nº 15 en question, n’est pas facile, le vert est en 2 niveaux, la 2e portion, l’arrière est plus basse que le devant et c’est là que pour l’occasion le drapeau a été placé. On ne peut voir la base du fanion depuis le tertre de départ.
On frappe à tour de rôle, je suis le dernier à s’exécuter.
Deux de “mes confrères ” ont décidé d’aller faire un tour dans les dunes, tandis que mon chum Frank fait un coup tout simplement superbe, qui tombe sur la portion avant du vert et disparaît vers l’arrière, un coup splendide.
Je m’exécute, rien de spécial dans ma préparation sinon que j’avais beaucoup de club, Fer 4, pour faire environ 175-180 yards donc, pour une des trop rares fois au golf, je ne pensais pas à défoncé la balle
J’ai vraiment eu l’impression de passer dans du jello tellement c’était smooth, je finis mon élan, bien “Zen”, la balle voyage très haute et tombe sur le devant du vert, et comme pour la balle de Frank, elle roule tranquillement hors de notre champ visuel vers le drapeau. C’était très beau.
Conscient que l’on venait de faire 2 très jolis coups, Frank et moi on s’tape les paumes. Nos compères frappent leur 2e coup on se dirige tranquillement vers le vert, on aperçoit maintenant la 2e partie du vert, mais on n’y voit qu’une balle, à environ 5 pieds du fanion.
Un d’entre nous fait la joke habituelle, il y a une balle dans le trou, on sourit, on cherche en bordure, il manque toujours une balle.
Mon rythme cardiaque s’accélère un peu, je vais vers la balle qui est proche du trou et m’aperçois que c’est celle de Frank.
Mon rythme cardiaque s’accélère pas mal plus, je vais vers le trou et vlan, j’y aperçois ma Dunlop 6 qui y repose en paix…
Mon rythme cardiaque s’emballe
Je suis désolé, mais je n’ai pas été capable de me retenir et dû évacuer l’adrénaline par un cri bien senti sur le parcours, au détriment de l’étiquette de notre sport.
Poignées de main avec les boys, on est tous un peu sur le choc, ça va vite, vite, vite dans ma petite tête. Wow. Ça vous procure un “rush”, incroyable.
Comme l’étiquette le veut, j’ai payé la traite aux gars, heureusement qu’il n’y a pas encore de Clubhouse au Falcon
Le directeur du Club, Olivier, m’a félicité, je transmets les détails au préposé. Le Falcon va avoir son Club House au printemps prochain et l’on m’a dit que mon nom va figurer sur une des futures plaques aux murs.
Pour célébrer, sur le chemin du retour j’arrête à la SAQ de Vaudreuil pour demander au conseiller un Scoth digne de l’événement, mais ce sera pour un autre article.
Je me sens vraiment privilégié que cela soit arrivé en compagnie de mes bons amis, comme je joue assez souvent avec des étrangers, je réalise que l’expérience n’aurait jamais été aussi inoubliable qu’elle le fût samedi.
Un gros merci aux gens du club Falcon, le parcours y est superbe, les verts en excellente condition.
Ah oui, pour les curieux, j’avais une balle “Dunlop Attack”, balle qui est dorénavant à la retraite, mon Fer 4 est un Nike “Ignite”.
J’ai vu sur le net “On estime à une chance sur 12750 la probabilité de taper un trou en un”. J’ai aussi trouvé cet excellent article sur golfstyle.com
Par un chaud samedi après-midi, je reste étendu sur la balançoire avec ma douce, les yeux fermés, un bon vent nous fait la vague, j’ai mon iPod et j’écoute “Houses Of The Holy” de Led Zep, j’ai le plus beau sourire du monde.
François Meehan

